Synode des évêques et canonisations

par le Père Julien Brissier
Vicaire sur des paroisses Sainte-Geneviève et Notre-Dame du Perpétuel Secours

 

Entre le 3 et le 28 octobre 2018 est « célébré », selon l’expression consacrée, le Synode sur « les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Ce synode a la particularité de mettre en dialogue franc et fraternel les anciens de l’Église (les évêques) et les jeunes du monde entier. Ceux qui le suivent #synod2018 seront marqués par la force des prises de parole de chacun et par l’écoute réelle et favorisée par des temps de silence.

Je pense en particulier à l’intervention de l’Archevêque de Sydney le 4 octobre qui, en demandant pardon aux jeunes, les a aussi exhortés à ne pas renoncer à suivre le Christ en disciples-missionnaires dans l’Église. Je pense à cette avalanche de questions posées le 6 octobre par les jeunes devant les pères synodaux où pas un domaine de leur existence et de leurs préoccupations n’a été occulté. Et pour lesquelles le Pape François demande instamment aux évêques de répondre par ce synode.

Tout ceci prendra certainement la forme d’une exhortation apostolique à destination de tous car la place et l’engagement des jeunes doivent être l’affaire de tous.

Retenons déjà le dialogue fructueux entre jeunes et anciens qui devrait être mis en oeuvre à tous les niveaux de l’Église. Et d’ailleurs, quand, où et comment à Asnières ? Retenons aussi le temps donné au discernement entre parole et écoute selon un processus en trois étapes : Reconnaître – Interpréter – Choisir.

Dans les choix posés pour ce synode, il y a la canonisation de six bienheureux : le pape Paul VI et l’évêque salvadorien Oscar Romero ainsi que deux prêtres italiens, une religieuse allemande, une religieuse espagnole et un jeune italien de 19 ans : Nunzio Sulprizio. Ces canonisations sont autant d’appels forts lancés à chaque chrétien.

Paul VI va donc être canonisé la cinquantième année de la publication de la « mal-aimée » encyclique « Humanae Vitae »

Oscaro Romero, est l’évêque salvadorien qui a préféré la Vérité à sa propre vie. Nunzio Sulprizio, ce jeune napolitain orphelin que la violence subie par sa propre famille et l’humble condition n’a pas découragé à soulager la misère dans l’hôpital où lui-même était soigné. Paul VI a pu dire lors de sa béatification : « ’il vous appartient à vous, jeunes, les premiers, de vous consacrer au salut d’une société qui a précisément besoin d’âmes fortes et intrépides. »

Pour terminer, je citerais l’introduction du document qui est travaillé lors de ce synode : « Prendre soin » des jeunes n’est pas une tâche facultative pour l’Église, c’est une part substantielle de sa vocation et de sa mission dans l’histoire. C’est cela qui est à la racine de l’enjeu spécifique du
prochain Synode : comme le Seigneur a marché avec les disciples d’Emmaüs, l’Église est invitée à accompagner tous les jeunes, sans exception, vers la joie de l’amour.

Père Julien Brissier

 

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