Témoignages et hommages au Père Marcel Allard en préambule à ses obsèques le jeudi 4 août à 14h30 en l’église Sainte-Geneviève d’Asnières-sur-Seine

Grégory (diacre) : « Le père Marcel nous a quittés ce matin dans la paix et sans souffrir. Ses dernières prières étaient de rejoindre le Père, d’être totalement uni et réconcilié en Lui. Merci de vos prières pour lui et sa famille.

 

Hommage à un bon prêtre (par Jean-Marie D)

 

Le père Marcel Allard est né en 1940 à Megève (Haute Savoie). Sa fratrie compte six enfants (Joseph, les jumeaux Juliette et Romain, Roger, Marcel et Gérard).

 

Son village natal n’a pas, à l’époque, la notoriété mondiale qu’il a de nos jours. C’est un village de paysans, d’artisans et de commerçants savoyards du Val d’Arly fier de son passé, riche de ses traditions et déjà ouvert sur le monde.

 

Situé au cœur de la Haute Savoie, non loin de Genève et de Chamonix, Megève est doté d’un patrimoine religieux remarquable, constitué de nombreux oratoires bordant ses chemins, d’un calvaire inscrit à l’inventaire des monuments historiques (14 stations et 2 chapelles dédiées à la Vierge Marie) et d’une superbe église du XIIe siècle surmontée d’un clocher à bulbe, visitée par Saint François de Sales (le saint patron des journalistes) le 24 juillet 1606.

 

Fils de Marie-Esther et de Claudius ALLARD, le jeune Marcel est scolarisé à l’école du village. Son père, agriculteur, est le cousin germain d’Armand Allard, tailleur réputé installé sur la place de l’église, créateur d’un pantalon de ski profilé, le célèbre « fuseau » qui sera pendant des années la pièce maîtresse de l’équipement du skieur.

 

Mais, comme la plupart des familles de Haute Savoie, Claudius et ses enfants se consacrent essentiellement à la production agricole qui permet à la famille de vivre.

 

Vers l’âge de 10 ans, le jeune Marcel annonce à sa mère qu’il ressent l’appel du Seigneur et qu’il désire être prêtre. Sa mère l’aide à mûrir sa réflexion puis l’accompagne au presbytère pour en parler avec le curé de Megève. Celui-ci l’encourage et l’incite à partir suivre une classe de sixième à Thônes, commune des Aravis -proche de l’agglomération d’Annecy et, depuis des siècles, plaque tournante des échanges économiques et administratifs, productrice d’un fromage réputé : le reblochon.

 

Marcel Allard y poursuit sa scolarité puis entre au séminaire d’Issy les Moulineaux. Devenu prêtre, son activité sacerdotale le conduit d’abord chez les Fils de la Charité avant de rejoindre différentes paroisses du Diocèse de Nanterre, à Colombes, Boulogne, Courbevoie et Asnières, qu’il a quittée il y a quelques semaines pour rejoindre la maison de retraite des religieux de Paris.

 

Le père Marcel Allard était très apprécié pour son sens de l’écoute, ses conseils et sa bonté.

 

C’est en l’entendant, il y a cinq ans, à la fin d’une messe dominicale, inviter les paroissiens d’Asnières à prier pour « une ordination sacerdotale célébrée cet après-midi à Megève, mon village natal… » que j’ai vraiment fait sa connaissance. Dirigeant, alors, une société d’édition éditrice de trois livres sur Megève où je me rends régulièrement depuis quarante ans, je ne savais pas qu’il en était natif. A la sortie de la messe, je l’ai donc interrogé et lui ai expliqué brièvement la relation de ma famille avec son village. Il m’a, alors, proposé de venir évoquer Megève avec lui dans la semaine. C’est ainsi qu’à différentes reprises, interrompues par la crise sanitaire, j’ai eu l’occasion de venir périodiquement voir le père Marcel Allard pour lui donner des nouvelles de son village (et de son cousin Jean-Paul, acteur incontournable de l’économie touristique locale) lorsque je revenais à Asnières après un séjour sur place.

 

Sa grande attention aux autres, sa bienveillance et son solide bon sens vont nous manquer !

 

Jean-Marie, Membre de la Commission Communication de la Paroisse d’Asnières-Centre

 

 

Hommage de Monique R au Père Marcel

 

Vous êtes appelés à « …être renouvelés dans l’Esprit de votre intelligence, à revêtir l’Homme Nouveau créé selon Dieu, dans une justice et une sainteté que produit la Vérité ». (Ephésiens 4:24)

 

Se dépouiller, tracer sa vie dans la Vérité, revêtir le Christ, c’est cela que le père Marcel proposait à tous ceux qu’il croisait sur son chemin. Avec bonté et sagesse, il accompagnait chacun selon son rythme, son passé, son âge, sa condition sociale, ses aspirations. A tous, à nous tous, le père Marcel donnait l’Espérance d’une vie qui se renouvelle à chaque instant et pour l’Eternité, dans l’Amour de Dieu et de nos frères.

 

Dans les contraintes de la vie, les blessures, les échecs, la souffrance, le père Marcel proposait ce dépouillement progressif pour mieux gravir la montagne qui mène à Dieu. Au propre comme au figuré, le père Marcel a pris son bâton de pèlerin avec la Sagesse de l’homme qui se dépouille peu à peu de ce qui entrave la vraie Liberté, la Vérité, l’Amour.

 

Merci Marcel de nous avoir pris pour compagnons de route…

 

Monique

 

 

 

Témoignage de l’équipe Espérance et Vie

 

« Le père Marcel nous a accompagnés, l’équipe Espérance et Vie, veuves et veufs, ces 12 dernières années , au moins , une fois par mois. Nous lisons l’évangile du dimanche suivant. Il répondait à nos questions, nous faisait y aller au fond, concrètement, ouvrant nos yeux et notre esprit. De plus, il nous incitait à nous épauler, entre nous et avec tout notre entourage connu et inconnu.

Début 2019, il a écrit un billet, publié dans la feuille paroissiale : pour les aînés, une invitation à se renouveler sans cesse jusqu’au bout, d’après quelques versets d’une lettre de Saint-Paul. Texte très riche…

Malheureusement, le 4 août, une seule d’entre nous pourra être là.
Il nous a tellement donné à tant de la paroisse. Il ne peut nous laisser tomber maintenant. Comment ? Mystère du Royaume de Dieu. »

 

Anne-Marie de B et Marie- Odile B

 

 

Christophe de M :

« Nous nous souvenons de sa profonde gentillesse et de son regard bienveillant lorsque nous le croisions dans le quartier. Il avait mis un peu de temps à se rappeler de nos prénoms mais après nous saluait et nous appelait par notre prénom lorsqu’on se voyait dans la rue. Nous avions eu la chance de le revoir pour sa dernière messe à la paroisse lorsqu’il était revenu à Asnières. »

 

Martine   A : « Triste nouvelle de la séparation mais le Père Marcel va continuer d’être avec nous par tout ce qu’il nous a apporté aux uns et aux autres. Merci Seigneur de l’avoir mis sur notre chemin ! »

 

Bruno D :  « Je garde du père Marcel le souvenir d’un homme ayant une écoute profonde et attentive qui savait donner des avis très pertinents.
Qu’il repose en paix ! »

 

Pascal W : « J’aimais beaucoup sa justesse et sa sagesse.
Je suis certain que notre Dieu l’accueille tendrement dans sa miséricorde.
Merci Père Marcel. »

 

Axelle M – L’Etape :  « Le père Marcel a illuminé l’Etape de sa présence pendant de nombreuses années. J’aurais aimé être présente demain à sa messe de funérailles mais ce n’est pas possible. J’espère que certains de nos hôtes seront là demain. Il appelait chacun et chacune par son prénom et connaissait souvent leur histoire, sans jamais être intrusif. C’était une personne d’une profonde bienveillance, cherchant toujours à aider, socialiser et écouter les uns et les autres. C’était un modèle pour nous. Il restera à jamais dans nos coeurs. »

 

 

 

Catherine Jullien-Brèches, Maire de Megève :  » Beaucoup de tristesse en ce qui me concerne avec le départ de ces femmes et de ces hommes qui ont construit notre village et qui resteront des personnalités marquantes de son histoire »