Vivons nos vacances avec le Pape François

Le livre s’ouvre par une citation du poète américain Walt Whitman et on se demande presque, à la lecture
de Dieu est jeune, si, dans son élan, François ne va pas monter sur la table tel John Keating, le charismatique professeur du Cercle des poètes disparus.
Car c’est une véritable ode à la jeunesse que livre le pape François dans ce long entretien avec le journaliste et écrivain italien de 32 ans Thomas Leoncini qui l’a interviewé à cinq reprises sur la jeunesse.
Un chant résolument optimiste où, dans les yeux du pape, la jeunesse se révèle comme « une promesse de vie », « un garçon ou une fille au pied agile qui cherche sa voie, qui entre dans le monde et qui regarde
l’horizon avec les yeux pleins d’espoir, pleins d’avenir et aussi d’illusions .

Nous ne savons pas faire rêver les jeunes

Au fil des pages, le pape de 81 ans révèle une connaissance pointue des jeunes qui « sont nés et ont grandi dans cette société qui a fait de la culture de l’exclusion son paradigme par excellence ».

Car si François relève les aspirations des jeunes, il ne cache pas les souffrances d’une génération de jeunes « asservis », « déracinés », « formatés », confinés dans une culture du « paraître » et de l’ « éphémère » ou, au contraire, renvoyés dans la « rigidité ».

La Croix – Nicolas Senèze,
à Rome

 


Gaudete et exsultate,

« Soyez dans la joie et l’allégresse », (Mt 5, 12) l’exhortation apostolique du Pape François sur « l’appel à la sainteté dans le monde actuel » a été rendue publique ce lundi 9 avril 2108. « N’aie pas peur de la sainteté », affirme le Saint-Père sur un ton très direct, invitant à être des saints « de la porte d’à côté ».
Entretien réalisé par Hélène Destombes – Cité du Vatican À travers ce document, le Pape entend « faire résonner une fois de plus l’appel à la sainteté ».

Il ne s’agit pas, précise-t-il, d’un traité mais d’une invitation à « progresser vers la sainteté ». Pour cela, le Pape exhorte à « mettre en œuvre, chacun à sa manière, ce que Jésus déclare dans le sermon des béatitudes ». Et ainsi être « à contrecourant » en faisant preuve de douceur, d’humilité, en agissant avec miséricorde, et en étant capable de pleurer avec les autres.

Pour progresser sur le chemin de la sainteté, le Saint-Père oppose à l’anxiété, la négativité, la tristesse ou encore l’égoïsme, la douceur, la patience, la joie, l’audace, la prière mais aussi le sens de l’humour.

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