Passez une heure avec moi

par le Père Marcel Allard
Vicaire sur les paroisses Sainte-Geneviève et Notre-Dame du Perpétuel-Secours

 

Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. Je ne la donne pas comme le monde la donne.

C’est la demande que Jésus adresse à ses disciples endormis au jardin des Oliviers. Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation. Voilà ce qui nous guide pour entrer dans la semaine, c’est le nom que nous lui donnions autrefois.

Nous prendre en main
En effet, cette année nous ne serons pas portés en nous rendant à l’église, pas portés par la liturgie et la prière de la communauté. Certains pourront s’unir à des célébrations vidéos à Asnières, Rome, ou ailleurs. Mais nous sommes tous invités à entendre Jésus. Dans la solitude ou la lassitude du confinement, nous veillerons à correspondre à la compassion de Jésus et à lui offrir la nôtre. « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais sur nos enfants ».

Le monde est malade
Les célébrations contribuaient à nous donner la paix, elles nous ouvraient sur l’horizon de la guérison totale apportée par Jésus.

Le coronavirus nous garde sous son emprise. Nous savons qu’il sera vaincu, mais pour le moment il inflige au monde de grandes souffrances.

Ce n’est pas le seul malheur : guerres, injustices établies, égoïsme des nantis, orgueil des puissants ne désarment pas.

Durant cette semaine sainte, Jésus nous montrera ses plaies, nous lui montreront les nôtres. Cet échange sera nourri par l’actualité et par notre accueil de la parole de Dieu. Il serait bon que dans chaque famille, chaque maison nous faisions à haute voix une lecture du récit de la Passion, c’est bien sûr un temps offert librement.

Nous pouvons aussi organiser d’autres célébrations à domicile : chapelet, autres prières…

Jésus nous ouvre à sa victoire
« Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix. Je ne la donne pas comme le monde la donne. »

Dès aujourd’hui la victoire du Ressuscité nous est offerte. Nous accueillerons avec grande joie les consolations de Jésus : « Je m’en vais… mais je vous reverrai, votre joie sera parfaite ».

La compassion de Jésus prendra racine en nous et nous porterons de beaux fruits pour le monde.

Père Marcel Allard
Vicaire