Convertissez-vous (sans attendre) et croyez (en acte) à l’Évangile

par le Père Didier Rapin
Curé des paroisses Sainte-Geneviève et Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours

 

Malgré la présence, parfois dramatique, du mal dans nos vies ainsi que dans la vie de l’Église et du monde, cet espace offert pour un changement de cap exprime la volonté tenace de Dieu.

Cet appel de Jésus Christ qui nous a été rappelé lors des célébrations du mercredi des Cendres ne doit pas nous faire oublier que le Carême est un temps de préparation à la fête de Pâques. Il est aussi le temps de la dernière préparation des adultes et des plus jeunes qui vont être baptisés dans la nuit de Pâques. C’est aussi le temps où autrefois les pénitents se préparaient à être réconciliés et donc de nouveau admis à la communion le Jeudi saint. C’est pour nous aujourd’hui un temps de pardon et de réconciliation avec soi- même, avec les autres, avec le Seigneur. C’est encore le temps d’intense préparation spirituelle de tous les fidèles qui, pendant 40 jours veulent « revenir de tout leur cœur vers Dieu et leurs frères ».

Diverses propositions pour vivre ce temps du Carême vous sont faites au sein de nos paroisses : Prière, Laudes, Chapelet, Adoration Eucharistique, Chemin de Croix, Lectio Divina, Messe, Sacrement de réconciliation. Il vous est proposé aussi de vivre des actions de partage et de solidarité en lien avec le CCFD-Terre Solidaire qui nous propose de vivre ce Carême autour de l’écologie intégrale telle que nous en parle le Pape François dans son encyclique Laudato Si.

En ce qui concerne le jeûne qui nous permet de vivre une meilleure maitrise de soi, c’est à chacun de se décider : comme le rappelle le site Internet du la CEF (Conférence des évêques de France), le jeûne nous permet de mieux connaître ce qui nous habit.

Et quels sont nos désirs les plus profonds ?

Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Il n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage. C’est une privation volontaire de ce qui nous habite : un peu de nourriture peut- être, mais aussi de ces redoutables pièges à désir que sont le tabac, l’alcool, la télévision, les jeux, l’ordinateur, le smartphone… Tout ce qui met notre vie sous la tyrannie de l’habitude, du besoin, du plaisir et de la consommation.
Comme le dit le Pape François dans son message pour le Carême 2020 : « Le fait que le Seigneur nous offre, une fois de plus, un temps favorable pour notre conversion, ne doit jamais être tenu pour acquis. Cette nouvelle opportunité devrait éveiller en nous un sentiment de gratitude et nous secouer de notre torpeur. Malgré la présence, parfois dramatique, du mal dans nos vies ainsi que dans la vie de l’Église et du monde, cet espace offert pour un changement de cap exprime la volonté tenace de Dieu de ne pas interrompre le dialogue du salut avec nous ».

Oui vivons le Carême comme une marche vers la fête de Pâques, à l’écoute de la parole de Dieu, une marche de quarante jours à vivre et à célébrer en Église, en partageant avec ceux qui vivent des fragilités ou des situations de précarités.

Bon Carême ensemble !

Père Didier Rapin
Curé