Edito - De l’incertitude de l’inconnu à la joie des rencontres fraternelles
Lorsqu’en 2023, Mgr Vincent Coulibaly, alors archevêque de Conakry, envisagea le projet de spécialiser un prêtre dans la discipline de l’histoire de l’Église, son choix se porta sur moi. L’objectif était de former un historien qui, simultanément, conduirait les travaux historiques du diocèse et contribuerait à la formation des Séminaristes dans ce domaine.
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Dans un diocèse où le nombre des prêtres spécialisés n’est pas proportionnel aux immenses besoins, cette mission suscita en moi deux sentiments. J’étais partagé entre la joie et l’inquiétude. L’inquiétude de l’envergure des attentes et du pays d’accueil, la France.
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En effet, cette première aventure française était une source d’incertitude et de questionnement. Allais-je pouvoir réussir mes études ? Quelle communauté ecclésiale m’accueillera ? Quelles relations allais-je tisser avec mes frères dans le sacerdoce ? Quels chrétiens et chrétiennes, quels hommes et femmes rencontrerai-je ? Quel regard sera posé sur moi ? Comment allais-je concilier ma culture guerzée et la culture française ?
Au cœur de ces questions et de mes craintes, une parole du Christ me rassurait : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure » (Jn 15, 16). Ce verset me permettait une compréhension plus approfondie de ce projet. Il s’inscrivait dans le cadre général de ma vocation sacerdotale.
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Éduqué par la Sagesse de mon pays, « Seul l’enfant orgueilleux, irrespectueux, insolent et non serviable demeure orphelin », je m’ouvrais, avec disponibilité, joie et reconnaissance, à chacune des grâces de rencontre au sein de notre paroisse, de l’Institut Catholique de Paris et en des circonstances variées.
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Je dois reconnaître que j’ai vécu plus de moments heureux que d’événements malheureux. Il m’a alors semblé que le cœur de chacune des personnes rencontrées avait déjà été préparé par ce passage de l’évangile de ce dimanche : « Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé » (Mt 10, 40).
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Concrètement, tant d’hommes, de femmes et d’enfants, m’ont montré une hospitalité remarquable. Au-delà de leur rire, ils ont laissé couler leurs larmes sans aucune honte. Derrière leur force, ils m’ont présenté leurs fragilités. Autant nous avons partagé nos espoirs, autant nous avons évoqué les multiples raisons de nos angoisses et de nos désespoirs. Cette culture de l’accueil, en actes et en vérité, avait dévoilé qu’en dépit des contingences, les êtres humains foncièrement semblables, « à l’image et selon la ressemblance de Dieu » (Gn 1, 26).
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Autant de moments riches qui m’ont formé à une interculturalité apaisée et féconde. Combien de déplacements se sont-ils effectués à mon niveau ! Par votre amitié, votre fraternité et votre présence, même discrète, je suis passé des interrogations liées à l’inconnu et au lointain à la joie des rencontres authentiques, véritables sources d’épanouissement. Tout cela constitue un motif d’action de grâce à Dieu et de reconnaissance à l’égard de chacun et de chacune de vous.
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À la fin de ces trois années vécues avec vous, je pense qu’un solide pont amical et fraternel a été construit entre Asnières et la République de Guinée. Je vous invite à le parcourir et je souhaite que l’opportunité soit offerte à plusieurs d’entre vous. Venez et vous verrez !
Edito - Pontmain : 24 heures pour devenir frères
Dans la vie d'une paroisse, il y a les messes, les dîners, les réunions, les services. Au fil des années, on s'y retrouve, on s'y connaît, on fraternise. Le pèlerinage, lui, est d'une autre nature. Unique, en vérité : on y devient frères - en un week-end.
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Et ce n'est pas propre à Pontmain. Le pèlerinage des Mères de Famille à Vézelay ou celui des Pères à Montligeon - il n'est peut-être pas trop tard pour s'y inscrire - obéissent à la même loi.
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Revenons à Pontmain 2026 !
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Samedi 30 mai, 8 heures. Nous quittons la chaleur écrasante d'Asnières pour un rendez-vous céleste, portés par la bénédiction du Père Kessar et par les chants du car. Nous formons une belle image d'Église : de 8 mois à 97 ans, aînés, malades, valides ou en fauteuil, familles venues en voiture. Grâce aux donateurs, les barrières financières ont été effacées : nul n'a été laissé sur le bord du chemin.
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Sur le trajet, nous découvrons le Chemin de Résurrection en 14 stations. Après une pause près de Chartres, Pontmain. La fraîcheur du sanctuaire nous saisit d'emblée. Une fraîcheur spirituelle : pratiquement seuls dans un village paisible, loin du tumulte des grands lieux. C'est dans ce climat de sobriété que sœur Germaine nous rejoint - les embrassades, l'émotion. Elle nous livre un topo saisissant du récit des apparitions, entre recueillement et bonne humeur. Vient ensuite la visite de la grange Barbedette, là où travaillaient les enfants quand la Belle Dame leur est apparue.
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À peine sortis, une autre grâce nous attendait : un appel du Saint-Père, lancé la veille à tous les sanctuaires du monde. Notre groupe d'Asnières priait le rosaire pour la paix - en communion avec l'Église entière.
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Le sommet du séjour : la veillée. Ce soir-là, quelques-uns ont osé dire, à voix haute, ce que Dieu avait fait dans leur vie. Joies, deuils, combats, blessures intimes - reçus dans le respect et l'écoute fraternelle. Ailleurs, cela n'aurait pas été possible. Là, oui : parce que nous étions arrachés à tout, ensemble, devant Dieu.
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Le lendemain, dimanche 31 mai : fête des Mères et solennité de la Sainte Trinité. Le temps s'est rafraîchi, mais la chaleur était dans les cœurs. Avant la grand-messe, une conférence nous éclaire sur le sens profond du message de la Belle Dame. La promesse reste la même, quels que soient les événements de nos vies. Elle tenait dans les mots écrits dans le ciel : « Mais priez, mes enfants. Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher. »
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Alors, avons-nous reçu les grâces demandées ? Pas encore, peut-être. Mais une plus grande nous a été donnée : celle d'être devenus, le temps d'un pèlerinage, des frères. Une joie profonde et partagée que nous prolongeons ensemble aujourd'hui même, en ce dimanche de fête paroissiale !
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EPOP, Équipe Paroissiale d'Organisation des Pèlerinages
Edito - Retour sur le Frat 2026
Du 23 au 25 mai 2026, plus de 200 jeunes et accompagnateurs de notre secteur ont vécu un temps fort au FRAT de Jambville (Yvelines), placé sous le signe de la rencontre entre le Christ et Zachée : « Je veux demeurer chez toi » (Lc 19, 5). Une parole qui a résonné avec une intensité particulière pour nos trois groupes réunis :
- Institution Sainte-Geneviève : 107 jeunes et 14 animateurs.
- L’aumônerie de l’enseignement public : 20 jeunes et 4 accompagnateurs.
- Collège Saint-Joseph : 64 jeunes et 9 accompagnateurs.
Envie d'en savoir plus ? Rendez-vous sur le site du Frat !
Sous un soleil mémorable et rare pour un week-end de Pentecôte à Jambville cela a été une expérience fraternelle et spirituelle unique, rythmée par des chants, des musiques, des temps de prière et de partage sous le chapiteau.
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Les jeunes ont découvert, ou redécouvert, la joie de se laisser interpeller par le Christ, à l’image de Zachée, qui accueille Jésus chez lui et voit sa vie transformée.
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Entre veillées animées par Glorious, célébrations, adorations et simples moments de silence, chacun a pu vivre la beauté de l’Église comme une famille unie, où l’on grandit ensemble dans la foi et l’amitié. Les témoignages, les rires et les prières partagées ont scellé des liens profonds, bien au-delà des groupes.
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Les parents de ces jeunes ont pu témoigner dès leur retour :
- Merci à tous pour ce FRAT, c'est chouette de voir nos jeunes grandir dans la foi grâce à ce type de rassemblement.
- Un immense MERCI à vous tous, notre fille est revenue avec de tels souvenirs, tant de belles rencontres et de moments forts vécus. Quelle chance pour ces jeunes de pouvoir vivre de telles expériences fondatrices de leur foi et de leur jeunesse. Elle est revenue épatée d'avoir rencontré tant de gens et d'avoir parlé à tous sans barrière, sans parler de sa joie !
- Un immense merci pour votre investissement à tous et tout ce que vous avez fait pour nos jeunes. Maëlis est rentrée ravie et nous a affirmé qu’elle ira à Lourdes l’année prochaine.
- Un immense merci aux accompagnateurs, aux animateurs, et à tous ceux qui ont rendu ce temps de grâce possible. Et surtout, merci à nos jeunes pour leur enthousiasme, leur ouverture et leur foi contagieuse !
Que cette expérience continue de rayonner dans nos communautés, et que l’appel du Christ à Zachée devienne aussi le nôtre : « Viens, je veux demeurer chez toi. »
Hubert de Seze, Maxime Gervais et Hugues Dolley
Edito - De la représentation en liturgie
Le mot représentation évoque d’abord diverses formes de spectacles : des acteurs mettent en scène un texte, en tenant la place de ceux que le texte évoque. Pour que le spectacle soit réussi, il faut que chacun, acteurs et techniciens, tienne son rôle.
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Nos liturgies, en ce sens, sont des représentations. Il y a une « scène » à préparer, une unité d’action, de temps et de lieu à respecter, des « rôles » à assurer. Si les acteurs sont inattentifs, ou s’ils ne se sont pas préparés, ou s‘ils sont absents (oh, les chaises vides !) ou en retard, la représentation sera moins belle. L’Église nous enseigne que la célébration eucharistique est une action où tous, prêtres, diacres, différents ministres, musiciens et fidèles ont une place à tenir, un rôle à jouer. Contrairement à beaucoup de spectacles, en fait, il n’y a pas de spectateurs, il n’y a que des acteurs. Faut-il parler de « spectacle vivant » ?
Mais la représentation, et c’est là le plus important, c’est d’abord le fait de représenter quelqu’un qui n’est pas présent ou de parler en son nom.
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Le prêtre, quand il préside l’assemblée, quand il prononce une oraison ou la prière eucharistique, présente au Père la prière des fidèles, il représente l’assemblée devant Dieu, il « passe » les prières qui lui sont confiées. Il ne garde rien pour lui.
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Le Christ, que nul ne peut voir, lui aussi est représenté par le prêtre devant l’assemblée. On dit que le prêtre agit in persona Christi, particulièrement quand il prononce les paroles de la consécration. Et c’est vrai pour les autres sacrements de l’Église.
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Plus mystérieusement, l’assemblée des fidèles, à la messe, représente devant son Seigneur tous ceux qui ne sont pas là, ceux qui sont empêchés, et tous les autres, à commencer par ceux qui ne prient pas. C’est là où notre prière, unie à celle du Christ, offre la vie de tous les hommes : « Tout ce qui va augmenter dans le Monde, écrivait Teilhard de Chardin, tout ce qui va diminuer, tout ce qui va mourir aussi, voilà la matière de mon sacrifice. »
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Et à la fin de la messe, Ite, missa est, nous sommes envoyés pour être, tous les jours de la semaine, une présence de Dieu auprès de ceux avec qui nous vivons ! La représentation continue, et nous avons été nourris pour cela du pain de la parole et de l’eucharistie.
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Voilà bien ce que fait la messe. Peut-être était-il bon de le rappeler en cette belle fête du Corps et du Sang du Seigneur.
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Alors, que nos liturgies et nos vies soient un vrai et beau spectacle, pardon, une belle représentation !
Edito - Les fraternités paroissiales
Ils se montraient assidus à l’enseignement des Apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. » (Acte 2,42)
Les Fraternités paroissiales s’inscrivent dans la vision pastorale choisie par l’EAP : « Dans un monde en pleine mutation, appelés par l’Esprit-Saint, bâtissons avec le Christ une communauté de disciples-missionnaires priants, joyeux, fraternels et accueillants. »
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La première fraternité était formée par les disciples de Jésus réunis par la prière au Cénacle. L’Esprit de Pentecôte les a envoyés dans le monde et le nombre des disciples n’a cessé de croître jusqu’à ce jour.
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Que nos paroisses annoncent comme eux l’Évangile avec foi et amour dans une famille, la famille de Dieu, où chacun se sait aimé et trouve sa place en apportant ce qu’il est de manière absolument unique.
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Pourquoi des Fraternités paroissiales ?
Les Fraternités paroissiales vous proposent de :
- Partager une vie de prière fraternelle et paroissiale dans une petite équipe de maximum douze personnes où chacun a sa place.
- Ancrer votre vie dans le Seigneur, découvrir et se former aux charismes et à la mission, se confier à la prière de vos frères, louer le Seigneur pour ses bienfaits.
- Les Fraternités sont destinées à s'agrandir et à se multiplier : chaque membre de la Fraternité amène peu à peu de nouvelles personnes (parents, voisins, amis, collègues de travail ou de loisirs).
Une « Fraternité Pilote » visite les fraternités :
Elles témoignent de la véritable communion qui se vit au sein de ces fraternités. Elles sont de véritables lieux de rencontre, de partage et de croissance centrées sur le Christ.
Les retours de ces « visitations » témoignent d’une même joie : celle d’avoir le désir commun de suivre le Christ et celle de se retrouver autour des quatre temps qui rythment les rencontres :
- La louange qui ouvre les cœurs et les rend disponibles à Dieu.
- Le partage de vie où joies et épreuves sont confiées en toute simplicité et confiance dans une écoute bienveillante et un soutien fraternel.
- L’enseignement qui nourrit et fait grandir la vie spirituelle.
- La prière des frères où chacun porte dans sa prière les intentions des uns et des autres.
Ces fraternités portent de beaux fruits pour nos paroisses et sont appelées à croître pour davantage être missionnaires.
Les fraternités sont composées de frères et sœurs habitant à proximité de façon à former un terreau qui profite aux habitants d’un quartier.
Vivre la fraternité implique assez naturellement d’être attentif les uns aux autres et de s’entraider quand c’est nécessaire.
Chaque fraternité est appelée à discerner son charisme propre et à proposer une action commune dans le quartier ou la paroisse une à deux fois par an.
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Témoignage d’une Fraternité :
"Notre fraternité a permis des rencontres de personnes de la paroisse de profils très différents. Un grand respect et une écoute mutuelle permettent à chacun de grandir grâce aux partages sur des thèmes d’actualité et des textes d’Évangile.
Plusieurs d’entre nous ont traversé des épreuves : la prière, la bienveillance et la confiance au sein de la fraternité ont été pour chacun d’un grand soutien.
C’est toujours avec une grande joie que nous nous retrouvons en réunion et que nous nous croisons dans les rues d’Asnières."
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Pour plus d'informations, contactez :
fraternitesparoisssiales.asnieres@gmail.com
Edito - 80 ans d'engagement contre la pauvreté
Le Secours Catholique-Caritas France est né dans une France économiquement à genoux suite à la guerre, avec une ambition forte guidée par son respect de l’exigence évangélique de reconnaître en l’autre un frère : apporter inconditionnellement toute forme d’aide et faire vivre une « contagion de la charité ».
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Depuis, l’association n’a cessé de grandir, en France et à l’international, pour soutenir les personnes les plus pauvres, défendre la dignité de chacune, lutter contre les causes des problèmes observés et construire une société plus fraternelle.
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80 ans plus tard, et malgré toutes les actions menées, la pauvreté sévit toujours dans notre pays. Nos bénévoles s'engagent toujours pour soutenir et accompagner les personnes les plus pauvres et lutter, avec et à partir d’elles, contre l’ensemble des causes de la pauvreté que nous identifions. Les champs d’actions se sont transformés au gré de l’évolution de la société française, du contexte mondial, de la crise climatique…
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À l’occasion de nos 80 ans, nous insistons sur la nécessité de créer, encore et toujours, plus de fraternité, de dépasser les barrières et les préjugés envers les plus pauvres, en allant vers eux et en éveillant ainsi à la solidarité.
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Allons, tous ensemble, guidés par l’Esprit Saint, promouvoir le développement de la justice et de la fraternité, pour aujourd’hui et pour demain.
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« Fraternité sur place et à emporter »
Le Secours Catholique nous propose de le faire sous forme de Grandes tablées. Ce sont des moments de fête et de partage, sans condition, sans étiquette, sans distinction. Voisins, habitants, personnes en précarité, élus, associations, exilés, passants… toutes les générations, toutes les histoires, toutes les réalités se retrouvent à la même table partout en France.
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À Asnières, ce rendez-vous aura lieu au Square Maréchal-Joffre, le mercredi 27 mai entre 15h et 18h, sous forme d’un goûter.
Unissons-nous pour partager une bonne PART DE FRATERNITÉ, SUR PLACE ET À EMPORTER !
Edito - Tous concernés, tous acteurs : le concile provincial
Venez ! Vous êtes tous invités ! Peu importe votre pratique, votre foi, votre situation personnelle ! Vous êtes tous invités à une rencontre organisée par l’Équipe d’Animation Pastorale (EAP) des paroisses d’Asnières-Centre, ce lundi 18 mai à 20h30 (jusqu’à 22h00) dans les locaux de la chapelle Saint-Daniel (9 rue des Jardins – parking dans la cour).
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Vous le savez, en avril 2025, les évêques d’Île-de-France ont annoncé la tenue d’un Concile sur le thème : « catéchumènes et néophytes, de nouvelles perspectives pour la vie de notre Église dans nos diocèses » qui s’étendra de la fête de la Trinité 2026 jusqu’à l’été 2027.
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Catéchumène signifie en grec « celui qui écoute ». Le catéchumène se met à l’écoute de la Parole de Dieu et de ceux qui la vivent au sein de l’Église pour se préparer aux sacrements de l’initiation chrétienne (Baptême, Confirmation, Eucharistie).
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Néophyte signifie « nouveau-né », « nouvelle pousse ». Il s'applique aux chrétiens qui viennent de recevoir le sacrement du baptême, abandonnant ainsi leur statut de "catéchumènes".
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Nos évêques écrivaient alors :
« Aujourd’hui, ce qui peut retenir notre attention et éveiller notre engagement, c’est cet afflux nombreux et vivant de catéchumènes, adolescents et adultes, toujours plus intéressés à se tourner vers le Christ ; et c’est aussi la nécessité d’intégrer au mieux dans l’Église ces nouveaux chrétiens, ces « nouvelles pousses » dont la croissance dépend en partie de notre dynamisme.
La situation de ces milliers de nouveaux chrétiens dans notre région d’Île-de-France est une joie et nous crée des devoirs : que devons-nous faire et faire de mieux en mieux pour qu’ils trouvent au milieu de nous de quoi grandir encore dans la foi ? »
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Ce concile provincial se déploie en trois temps :
- Une phase de consultation des paroissiens : cette phase a débuté fin janvier et s’achèvera le 1er juillet 2026.
- Une phase de délibération au cours de laquelle l’assemblée conciliaire se rassemblera à trois reprises pour travailler à partir du fruit de la consultation et faire des propositions d’orientations aux évêques. Cette phase débutera par l’ouverture solennelle du concile le dimanche 31 mai 2026 (fête de la Sainte Trinité) et s’achèvera au terme de la 3e session de l’assemblée, fin mai 2027.
- Une phase de réception officielle des décisions conciliaires, dans chacun des diocèses, une fois obtenue la reconnaissance du pape. Cette phase pourrait débuter à la Toussaint 2027.
En ce qui concerne nos paroisses d’Asnières-Centre, ce lundi 18 mai à 20h30, vous êtes invités à échanger, discuter, débattre, en restant à l’écoute de l’Esprit. Après un temps d’accueil convivial puis un temps de louange, nous partagerons en groupes à partir d'un questionnaire par thèmes :
- Accueillir : l’accueil de tous et l’attention à chacun.
- Accompagner : l’accompagnement vers les sacrements de l’initiation et la vie chrétienne.
- Transformer : les transformations, les changements auxquels ces nombreux catéchumènes et néophytes invitent nos paroisses, collèges, lycées, aumôneries et mouvements.
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N'hésitez pas à inviter autour de vous !
Edito - Accueillir, s’accueillir mutuellement : nous avons besoin de vous !
Notre équipe « Accueil et festivités paroissiales » recherche des bénévoles pour un accueil dans la journée ou en soirée, en semaine ou le week-end, pendant le temps ordinaire ou lors des grandes fêtes liturgiques, lors des messes ou en dehors des messes, de manière ponctuelle ou plus régulière, en binôme ou en équipe.
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Depuis des années, le mot « Accueil » a parasité les critiques contre l’Église, comme si c’était l’instrument de mesure de la façon dont l’Église tend la main à ceux qui sont réticents à se bousculer à sa porte.
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Que signifie « Accueil » ? Et quel accueil l’Église catholique réserve-t-elle ? Une forte proportion de catholiques considère qu’une communauté accueillante est un facteur essentiel de bonne pratique religieuse. Pour certains, ne pas se sentir bien accueilli est une incitation à aller voir ailleurs.
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« Accueillir » signifie recevoir avec plaisir et hospitalité. « Accueilli(e) » signifie reçu(e) avec plaisir, joie et courtoisie. Ainsi, par définition, une église accueillante reçoit les gens gracieusement, avec gentillesse. Accueillir quelqu’un est un acte de charité, et donc un acte bienfaisant qui a naturellement sa place dans la vie de l’Église.
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Mais en pratique, comment l’Église devrait-elle accueillir les gens ? Dans certaines paroisses des bénévoles à l’entrée donnent un chaleureux « bonjour ». On voit dans d’autres paroisses des petites affiches « veuillez saluer vos voisins qui arrivent. ». Mais ces tentatives de « bienvenue professionnelle » ont un caractère trop artificiel et, oserai-je dire, surfait, pour donner une impression de bienvenue à la personne ainsi « reçue ».
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On peut trouver dans la vie de Jésus comment Son Corps, l’Église, peut être accueillante. Il encourage les gens à le rejoindre (« venez, suivez-moi. » – « laissez venir à moi les petits enfants. »). L’accueil selon Jésus n’est pas une banale salutation, mais un authentique échange personnel qui amorce une relation - et, finalement, une fraternité - avec l’autre.
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Dans le Nouveau Testament, Dieu, en Jésus, a été accueilli par Marie. Il a fallu un “oui” sans restriction pour que Jésus prenne chair de notre chair. Grâce au consentement de la Vierge, Marie est pour Jésus une terre d’accueil, une terre vierge où il pourra pleinement déployer (grâce à ce “oui”) tout son mystère et toute son humanité. Jésus est un être d’accueil. Il accueille les êtres tels qu’ils sont. Au fil de l’Evangile, nous pouvons contempler l’universalité de l’accueil de la part de Jésus. Il accueille les publicains, les savants (les Mages), les bergers, les petits enfants dont il loue la grandeur car ils voient la face du Père. Jésus accueille aussi les paralysés, les malades, les miséreux, les gens possédés, toutes les formes d’humanité blessé. Il accueille les gens fourbus aussi bien que les bien portants.
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Jésus accueille tous ceux qui le cherchent de nuit comme Nicodème, ou comme Zachée, juché sur son arbre. Jésus accueille tous les êtres et accueille tout l’homme. Il a assumé tout ce qui fait la condition de l’homme. Il a accueilli, en les rencontrant, en les vivant tous les âges de l’humanité depuis la naissance ou la petite enfance, l’adolescence, l’âge adulte… jusqu’à la mort. Il a accueilli toutes les étapes et tous les états de la vie : la souffrance, la joie, l’émerveillement, les tentations…
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Jésus est un modèle d’accueil. Rien de ce que nous vivons aujourd’hui que le Christ ne l’ai vécu avant nous. Il nous enseigne à sa suite, à habiter toutes ces situations de la façon dont il les a lui-même vécues.
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Venez vous renseigner auprès des membres de l’Equipe d’Animation Pastorale (EAP). Vous pouvez aussi transmettre vos coordonnées au secrétariat paroissial par mail ou par téléphone. Vous serez alors appelés par le curé ou par la coordinatrice de ce service Jocelyne Bidard. Merci d’en parler aussi autour de vous !
Edito - Pourquoi partir en pèlerinage ?
L’Équipe d’Animation Pastorale (EAP) vous propose de vivre un temps unique, un temps inhabituel : un pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Pontmain les 30 et 31 mai prochain.
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Comme le rappelle la Conférence des Évêques de France : partir en pèlerinage, c’est se mettre en route. C’est aussi l’occasion de vivre une expérience unique et inédite, fraternelle et personnelle, de partir à la rencontre du Christ dans les pas de tous ceux qui nous ont précédés sur ce chemin…
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Pourquoi partir en pèlerinage ? Pour vivre une expérience unique…
Partir en pèlerinage, c’est mettre ses pas dans ceux de tous les autres pèlerins qui nous ont précédés sur ce chemin. Pèleriner, c’est avoir tous ses sens en éveil, découvrir de nouvelles saveurs, ouvrir grand ses yeux afin de s’émerveiller devant la nature, les œuvres d’art, l’architecture, et ouvrir ses oreilles pour entendre autrement la Parole de Dieu ainsi que celle des témoins des différents lieux de mémoire visités.
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Pourquoi partir en pèlerinage ? Pour vivre une expérience de fraternité…
Le pèlerinage est un temps de rencontres. En effet, même si on part seul, on ne le reste pas longtemps. D’autres pèlerins ont aussi répondu à cet appel et, au fil des échanges, des liens se tissent, riches de la diversité de chacun et des partages fraternels. Le pèlerin fait aussi la connaissance de communautés locales, de témoins d’aujourd’hui ouvrant de nouveaux horizons.
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Pourquoi partir en pèlerinage ? Pour prendre du temps pour soi…
Se rendre disponible en se coupant de sa vie quotidienne, c’est se rendre libre et accepter de se laisser déplacer. Dans cet espace ouvert, on initie un voyage intérieur qui permet de réfléchir sur soi, sur ses choix, et de donner un sens nouveau à sa vie.
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Pourquoi partir en pèlerinage ? Pour se mettre en quête de spiritualité et de Dieu ou fortifier sa foi…
Le pèlerin porte en lui sa propre histoire, sa propre foi, les lumières et les ombres de sa vie ainsi qu’un désir spécial, une prière particulière. Alors qu’au fil du chemin, le pèlerin se désencombre du superflu, un espace se crée permettant le ressourcement dans la foi, la conversion et la prière.
Pour les modalités pratiques, consultez la page dédiée sur le site internet :
Edito - Le Pape Léon XIV, un augustinien
Le premier Pape augustinien de l'histoire de l'Eglise se rendra sur les traces de l'évêque d'Hippone en ce mois d'avril. C'est le 267ème pape de l'histoire qui se rendra en Afrique et qui s'arrêtera dans la ville algérienne dont saint Augustin fut l'évêque au Vème siècle. Et même si l'Afrique du Nord a donné trois papes : Victor, Miltiade et Gélase, c'est la première visite d'un pape en Algérie.
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Saint Augustin, penseur et théologien de l'Occident chrétien, est né sur la rive sud de la Méditerranée et ne s'est jamais départi de son "africanité romaine". La vie de St Augustin se déroule en trois temps : d'abord l'Afrique du Nord ; il est né dans l'actuelle Algérie, est passé ensuite à Carthage (en Tunisie) ; puis un moment décisif se produit en sol italien à Rome et Milan : sa conversion et le baptême en 388 ; après six années passées au nord de la Méditerranée, il revient en Afrique et finira évêque d'Hippone (Annaba, aujourd'hui) jusqu'en 430.
En contact avec des rabbins, Augustin était en lien avec le monde de la Bible, y compris le monde hébraïque. Il est l'un des rares docteurs de l'Eglise latine que les orthodoxes vénèrent et étudient ; de même, ses écrits sont d’une importance capitale pour le monde de la Réforme. Il est Africain par son histoire familiale ; le prénom de sa mère, sainte Monique, est issu d’un prénom berbère : Monica.
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Saint Augustin, monothéiste, a su argumenter contre les derniers païens de son temps. Un thème cher au Pape Léon XIV, c'est celui de l'unité et la paix. Aussi, saint Augustin, dans son livre "La Cité de Dieu", qu’il a consacré à la paix, définit cette paix comme la tranquillité de l'ordre et comme une concorde ordonnée. C'est une paix exigeante et à entretenir.
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Saint Augustin a laissé un grand nombre d'œuvres. Ces écrits sont d'une importance capitale, et non pas seulement pour l'histoire du christianisme, mais pour la formation de toute la culture occidentale : l'exemple le plus clair est le livre "Les Confessions". Ce mot "confession", dans le latin chrétien développé par la tradition des Psaumes, possède deux significations qui toutefois se recoupent. "Confession" indique en premier lieu la confession de ses propres faiblesses, de la misère des péchés ; mais dans le même temps, "confession" signifie la louange de Dieu, la reconnaissance à Dieu. Et grâce à ce livre "Les Confessions", nous pouvons suivre pas à pas le chemin intérieur de cet homme extraordinaire et passionné de Dieu.
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Je vous conseille la lecture de deux livres écrits par saint Augustin : "Les Confessions" et "La Cité de Dieu". Et un ouvrage sur saint Augustin d’André Mandouze : "Saint-Augustin, l’aventure de la raison et de la Grâce". Dans un monde où dominent les clivages, le Pape sait créer des ponts entre les hommes et les femmes par son geste de se rendre en pays musulmans où l'Eglise a su travailler avec le peuple algérien. Rendons grâce au Seigneur pour ses visites en terre africaine.