Edito - Disons non à la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté !
La Conférence des évêques de France réaffirme son opposition à la mort provoquée et rappelle l’urgence de donner la priorité aux soins palliatifs.
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Le Sénat examine, du 20 au 26 janvier prochain, une proposition de loi sur ce qu’on appelle « l’aide à mourir » (il vaudrait mieux dire « l’aide à tuer »). S’il était adopté le 28 janvier prochain, ce texte parmi les plus permissifs au monde menacerait les plus fragiles et remettrait en cause le respect dû à toute vie humaine.
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Ne restons pas silencieux. Ensemble affirmons notre attachement à la dignité de chacun. Les soins palliatifs, capables de soulager les douleurs aiguës et soucieux d’un accompagnement, sont la véritable aide jusqu’au bout.
L’interdit de tuer structure nos sociétés. Légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, c’est inscrire au cœur de notre société la possibilité de donner la mort sous conditions. S’il était adopté le 28 janvier, ce texte serait parmi les plus permissifs au monde.
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▶ Rappelons qu’il importe de ne pas confondre l’euthanasie avec l’acharnement thérapeutique, où l’on emploie des thérapies exagérément lourdes pour le patient, disproportionnées par rapport à l'amélioration attendue : l’Église catholique s’y oppose aussi.
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Au contraire, les soins palliatifs viennent apporter à une personne malade le confort dont elle a besoin en améliorant sa qualité de vie et en palliant quelque peu ses souffrances. Les soins palliatifs permettent d’apporter de l’assistance à une personne, de soulager les douleurs physiques et de prévenir toute souffrance morale, psychologique, sociale, mais aussi spirituelle.
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Rappelons aussi quelques définitions :
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Euthanasie : le fait de donner sciemment et volontairement la mort (à ne pas confondre avec les soins donnés pour lutter contre la douleur de manière ajustée à la souffrance de la personne malade, même s'ils peuvent entraîner la mort).
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Assistance au suicide : consiste à donner les moyens à une personne de se suicider elle-même, en absorbant un produit létal qui lui a été préalablement délivré.
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Suicide assisté : aide active d’un tiers pour l’administration de la substance létale lorsque la personne qui souhaite mettre fin à son existence n’est pas apte à le faire en raison de son état physique ou psychique.
▶ Ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui, c’est d’en parler autour de vous et d’envoyer un message à votre sénateur pour exprimer votre inquiétude face à cette rupture éthique majeure.
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Pour les habitants d’Asnières-sur-Seine, le sénateur est Madame Marie-Do Aeschlimann. Son adresse mail est : md.aeschlimann@senat.fr
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Voilà un exemple de message à lui envoyer (sans oublier de le signer) :
« Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,
Je souhaite vous faire part de ma profonde inquiétude concernant la proposition de loi sur l’aide à mourir, qui sera examinée en janvier 2026.
Ce texte soulève des questions éthiques majeures et fait peser un risque réel sur nos concitoyens les plus vulnérables. Il engage un basculement profond de notre modèle de solidarité et interroge le rôle des soignants, auxquels le serment d’Hippocrate impose de ne jamais provoquer délibérément la mort.
Aussi, je vous invite à réfléchir avec la plus grande vigilance aux conséquences humaines et sociétales d’un tel changement, et à vous prononcer contre ce projet de loi. Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à cette interpellation citoyenne et vous adresse mes respectueuses salutations. »
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On ne joue pas avec la vie : interpellez votre parlementaire et encouragez vos proches, vos amis, vos voisins à le faire aussi.