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Joyeux et fraternels avec le Christ !

Edito - 80 ans d'engagement contre la pauvreté

Le Secours Catholique-Caritas France est né dans une France économiquement à genoux suite à la guerre, avec une ambition forte guidée par son respect de l’exigence évangélique de reconnaître en l’autre un frère : apporter inconditionnellement toute forme d’aide et faire vivre une « contagion de la charité ».

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Depuis, l’association n’a cessé de grandir, en France et à l’international, pour soutenir les personnes les plus pauvres, défendre la dignité de chacune, lutter contre les causes des problèmes observés et construire une société plus fraternelle.

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80 ans plus tard, et malgré toutes les actions menées, la pauvreté sévit toujours dans notre pays. Nos bénévoles s'engagent toujours pour soutenir et accompagner les personnes les plus pauvres et lutter, avec et à partir d’elles, contre l’ensemble des causes de la pauvreté que nous identifions. Les champs d’actions se sont transformés au gré de l’évolution de la société française, du contexte mondial, de la crise climatique…

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À l’occasion de nos 80 ans, nous insistons sur la nécessité de créer, encore et toujours, plus de fraternité, de dépasser les barrières et les préjugés envers les plus pauvres, en allant vers eux et en éveillant ainsi à la solidarité.

Sylvain TERRIER, membre du bureau de l'équipe locale du Secours Catholique
Sylvain TERRIER, membre du bureau de l'équipe locale du Secours Catholique

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Allons, tous ensemble, guidés par l’Esprit Saint, promouvoir le développement de la justice et de la fraternité, pour aujourd’hui et pour demain.

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« Fraternité sur place et à emporter »

Le Secours Catholique nous propose de le faire sous forme de Grandes tablées. Ce sont des moments de fête et de partage, sans condition, sans étiquette, sans distinction. Voisins, habitants, personnes en précarité, élus, associations, exilés, passants… toutes les générations, toutes les histoires, toutes les réalités se retrouvent à la même table partout en France.

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À Asnières, ce rendez-vous aura lieu au Square Maréchal-Joffre, le mercredi 27 mai entre 15h et 18h, sous forme d’un goûter.

Unissons-nous pour partager une bonne PART DE FRATERNITÉ, SUR PLACE ET À EMPORTER !

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Edito - Tous concernés, tous acteurs : le concile provincial

Venez ! Vous êtes tous invités ! Peu importe votre pratique, votre foi, votre situation personnelle ! Vous êtes tous invités à une rencontre organisée par l’Équipe d’Animation Pastorale (EAP) des paroisses d’Asnières-Centre, ce lundi 18 mai à 20h30 (jusqu’à 22h00) dans les locaux de la chapelle Saint-Daniel (9 rue des Jardins – parking dans la cour).

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Vous le savez, en avril 2025, les évêques d’Île-de-France ont annoncé la tenue d’un Concile sur le thème : « catéchumènes et néophytes, de nouvelles perspectives pour la vie de notre Église dans nos diocèses » qui s’étendra de la fête de la Trinité 2026 jusqu’à l’été 2027.

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Catéchumène signifie en grec « celui qui écoute ». Le catéchumène se met à l’écoute de la Parole de Dieu et de ceux qui la vivent au sein de l’Église pour se préparer aux sacrements de l’initiation chrétienne (Baptême, Confirmation, Eucharistie).

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Néophyte signifie « nouveau-né », « nouvelle pousse ». Il s'applique aux chrétiens qui viennent de recevoir le sacrement du baptême, abandonnant ainsi leur statut de "catéchumènes".

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Nos évêques écrivaient alors :

« Aujourd’hui, ce qui peut retenir notre attention et éveiller notre engagement, c’est cet afflux nombreux et vivant de catéchumènes, adolescents et adultes, toujours plus intéressés à se tourner vers le Christ ; et c’est aussi la nécessité d’intégrer au mieux dans l’Église ces nouveaux chrétiens, ces « nouvelles pousses » dont la croissance dépend en partie de notre dynamisme.

La situation de ces milliers de nouveaux chrétiens dans notre région d’Île-de-France est une joie et nous crée des devoirs : que devons-nous faire et faire de mieux en mieux pour qu’ils trouvent au milieu de nous de quoi grandir encore dans la foi ? »

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Ce concile provincial se déploie en trois temps :

  • Une phase de consultation des paroissiens : cette phase a débuté fin janvier et s’achèvera le 1er juillet 2026.
  • Une phase de délibération au cours de laquelle l’assemblée conciliaire se rassemblera à trois reprises pour travailler à partir du fruit de la consultation et faire des propositions d’orientations aux évêques. Cette phase débutera par l’ouverture solennelle du concile le dimanche 31 mai 2026 (fête de la Sainte Trinité) et s’achèvera au terme de la 3e session de l’assemblée, fin mai 2027.
  • Une phase de réception officielle des décisions conciliaires, dans chacun des diocèses, une fois obtenue la reconnaissance du pape. Cette phase pourrait débuter à la Toussaint 2027.

En ce qui concerne nos paroisses d’Asnières-Centre, ce lundi 18 mai à 20h30, vous êtes invités à échanger, discuter, débattre, en restant à l’écoute de l’Esprit. Après un temps d’accueil convivial puis un temps de louange, nous partagerons en groupes à partir d'un questionnaire par thèmes :

  • Accueillir : l’accueil de tous et l’attention à chacun.
  • Accompagner : l’accompagnement vers les sacrements de l’initiation et la vie chrétienne.
  • Transformer : les transformations, les changements auxquels ces nombreux catéchumènes et néophytes invitent nos paroisses, collèges, lycées, aumôneries et mouvements.

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N'hésitez pas à inviter autour de vous !

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Edito - Accueillir, s’accueillir mutuellement : nous avons besoin de vous !

Notre équipe « Accueil et festivités paroissiales » recherche des bénévoles pour un accueil dans la journée ou en soirée, en semaine ou le week-end, pendant le temps ordinaire ou lors des grandes fêtes liturgiques, lors des messes ou en dehors des messes, de manière ponctuelle ou plus régulière, en binôme ou en équipe.

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Depuis des années, le mot « Accueil » a parasité les critiques contre l’Église, comme si c’était l’instrument de mesure de la façon dont l’Église tend la main à ceux qui sont réticents à se bousculer à sa porte.

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Que signifie « Accueil » ? Et quel accueil l’Église catholique réserve-t-elle ? Une forte proportion de catholiques considère qu’une communauté accueillante est un facteur essentiel de bonne pratique religieuse. Pour certains, ne pas se sentir bien accueilli est une incitation à aller voir ailleurs.

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« Accueillir » signifie recevoir avec plaisir et hospitalité. « Accueilli(e) » signifie reçu(e) avec plaisir, joie et courtoisie. Ainsi, par définition, une église accueillante reçoit les gens gracieusement, avec gentillesse. Accueillir quelqu’un est un acte de charité, et donc un acte bienfaisant qui a naturellement sa place dans la vie de l’Église.

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Mais en pratique, comment l’Église devrait-elle accueillir les gens ? Dans certaines paroisses des bénévoles à l’entrée donnent un chaleureux « bonjour ». On voit dans d’autres paroisses des petites affiches « veuillez saluer vos voisins qui arrivent. ». Mais ces tentatives de « bienvenue professionnelle » ont un caractère trop artificiel et, oserai-je dire, surfait, pour donner une impression de bienvenue à la personne ainsi « reçue ».

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On peut trouver dans la vie de Jésus comment Son Corps, l’Église, peut être accueillante. Il encourage les gens à le rejoindre (« venez, suivez-moi. » – « laissez venir à moi les petits enfants. »). L’accueil selon Jésus n’est pas une banale salutation, mais un authentique échange personnel qui amorce une relation - et, finalement, une fraternité - avec l’autre.

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Dans le Nouveau Testament, Dieu, en Jésus, a été accueilli par Marie. Il a fallu un “oui” sans restriction pour que Jésus prenne chair de notre chair. Grâce au consentement de la Vierge, Marie est pour Jésus une terre d’accueil, une terre vierge où il pourra pleinement déployer (grâce à ce “oui”) tout son mystère et toute son humanité. Jésus est un être d’accueil. Il accueille les êtres tels qu’ils sont. Au fil de l’Evangile, nous pouvons contempler l’universalité de l’accueil de la part de Jésus. Il accueille les publicains, les savants (les Mages), les bergers, les petits enfants dont il loue la grandeur car ils voient la face du Père. Jésus accueille aussi les paralysés, les malades, les miséreux, les gens possédés, toutes les formes d’humanité blessé. Il accueille les gens fourbus aussi bien que les bien portants.

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Jésus accueille tous ceux qui le cherchent de nuit comme Nicodème, ou comme Zachée, juché sur son arbre. Jésus accueille tous les êtres et accueille tout l’homme. Il a assumé tout ce qui fait la condition de l’homme. Il a accueilli, en les rencontrant, en les vivant tous les âges de l’humanité depuis la naissance ou la petite enfance, l’adolescence, l’âge adulte… jusqu’à la mort. Il a accueilli toutes les étapes et tous les états de la vie : la souffrance, la joie, l’émerveillement, les tentations…

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Jésus est un modèle d’accueil. Rien de ce que nous vivons aujourd’hui que le Christ ne l’ai vécu avant nous. Il nous enseigne à sa suite, à habiter toutes ces situations de la façon dont il les a lui-même vécues.

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Venez vous renseigner auprès des membres de l’Equipe d’Animation Pastorale (EAP). Vous pouvez aussi transmettre vos coordonnées au secrétariat paroissial par mail ou par téléphone. Vous serez alors appelés par le curé ou par la coordinatrice de ce service Jocelyne Bidard. Merci d’en parler aussi autour de vous !

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Edito - Pourquoi partir en pèlerinage ?

L’Équipe d’Animation Pastorale (EAP) vous propose de vivre un temps unique, un temps inhabituel : un pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame de Pontmain les 30 et 31 mai prochain.

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Comme le rappelle la Conférence des Évêques de France : partir en pèlerinage, c’est se mettre en route. C’est aussi l’occasion de vivre une expérience unique et inédite, fraternelle et personnelle, de partir à la rencontre du Christ dans les pas de tous ceux qui nous ont précédés sur ce chemin…

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Pourquoi partir en pèlerinage ? Pour vivre une expérience unique…

Partir en pèlerinage, c’est mettre ses pas dans ceux de tous les autres pèlerins qui nous ont précédés sur ce chemin. Pèleriner, c’est avoir tous ses sens en éveil, découvrir de nouvelles saveurs, ouvrir grand ses yeux afin de s’émerveiller devant la nature, les œuvres d’art, l’architecture, et ouvrir ses oreilles pour entendre autrement la Parole de Dieu ainsi que celle des témoins des différents lieux de mémoire visités.

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Pourquoi partir en pèlerinage ? Pour vivre une expérience de fraternité…

Le pèlerinage est un temps de rencontres. En effet, même si on part seul, on ne le reste pas longtemps. D’autres pèlerins ont aussi répondu à cet appel et, au fil des échanges, des liens se tissent, riches de la diversité de chacun et des partages fraternels. Le pèlerin fait aussi la connaissance de communautés locales, de témoins d’aujourd’hui ouvrant de nouveaux horizons.

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Pourquoi partir en pèlerinage ? Pour prendre du temps pour soi…

Se rendre disponible en se coupant de sa vie quotidienne, c’est se rendre libre et accepter de se laisser déplacer. Dans cet espace ouvert, on initie un voyage intérieur qui permet de réfléchir sur soi, sur ses choix, et de donner un sens nouveau à sa vie.

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Pourquoi partir en pèlerinage ? Pour se mettre en quête de spiritualité et de Dieu ou fortifier sa foi…

Le pèlerin porte en lui sa propre histoire, sa propre foi, les lumières et les ombres de sa vie ainsi qu’un désir spécial, une prière particulière. Alors qu’au fil du chemin, le pèlerin se désencombre du superflu, un espace se crée permettant le ressourcement dans la foi, la conversion et la prière.

Pour les modalités pratiques, consultez la page dédiée sur le site internet :

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Edito - Le Pape Léon XIV, un augustinien

Le premier Pape augustinien de l'histoire de l'Eglise se rendra sur les traces de l'évêque d'Hippone en ce mois d'avril. C'est le 267ème pape de l'histoire qui se rendra en Afrique et qui s'arrêtera dans la ville algérienne dont saint Augustin fut l'évêque au Vème siècle. Et même si l'Afrique du Nord a donné trois papes : Victor, Miltiade et Gélase, c'est la première visite d'un pape en Algérie.

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Saint Augustin, penseur et théologien de l'Occident chrétien, est né sur la rive sud de la Méditerranée et ne s'est jamais départi de son "africanité romaine". La vie de St Augustin se déroule en trois temps : d'abord l'Afrique du Nord ; il est né dans l'actuelle Algérie, est passé ensuite à Carthage (en Tunisie) ; puis un moment décisif se produit en sol italien à Rome et Milan : sa conversion et le baptême en 388 ; après six années passées au nord de la Méditerranée, il revient en Afrique et finira évêque d'Hippone (Annaba, aujourd'hui) jusqu'en 430.

Père Jean-Marc KESSAR, vicaire
Père Jean-Marc KESSAR, vicaire

En contact avec des rabbins, Augustin était en lien avec le monde de la Bible, y compris le monde hébraïque. Il est l'un des rares docteurs de l'Eglise latine que les orthodoxes vénèrent et étudient ; de même, ses écrits sont d’une importance capitale pour le monde de la Réforme. Il est Africain par son histoire familiale ; le prénom de sa mère, sainte Monique, est issu d’un prénom berbère : Monica.

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Saint Augustin, monothéiste, a su argumenter contre les derniers païens de son temps. Un thème cher au Pape Léon XIV, c'est celui de l'unité et la paix. Aussi, saint Augustin, dans son livre "La Cité de Dieu", qu’il a consacré à la paix, définit cette paix comme la tranquillité de l'ordre et comme une concorde ordonnée. C'est une paix exigeante et à entretenir.

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Saint Augustin a laissé un grand nombre d'œuvres. Ces écrits sont d'une importance capitale, et non pas seulement pour l'histoire du christianisme, mais pour la formation de toute la culture occidentale : l'exemple le plus clair est le livre "Les Confessions". Ce mot "confession", dans le latin chrétien développé par la tradition des Psaumes, possède deux significations qui toutefois se recoupent. "Confession" indique en premier lieu la confession de ses propres faiblesses, de la misère des péchés ; mais dans le même temps, "confession" signifie la louange de Dieu, la reconnaissance à Dieu. Et grâce à ce livre "Les Confessions", nous pouvons suivre pas à pas le chemin intérieur de cet homme extraordinaire et passionné de Dieu.

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Je vous conseille la lecture de deux livres écrits par saint Augustin : "Les Confessions" et "La Cité de Dieu". Et un ouvrage sur saint Augustin d’André Mandouze : "Saint-Augustin, l’aventure de la raison et de la Grâce". Dans un monde où dominent les clivages, le Pape sait créer des ponts entre les hommes et les femmes par son geste de se rendre en pays musulmans où l'Eglise a su travailler avec le peuple algérien. Rendons grâce au Seigneur pour ses visites en terre africaine.

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Edito - Pourquoi la passion de Jésus avec tant de souffrances ?

La fête des Rameaux, dont le nom liturgique est “dimanche des Rameaux et de la Passion” est le dernier dimanche de carême, celui qui précède Pâques. L’Eglise fait mémoire de ce jour où Jésus entra à Jérusalem, la Ville sainte, pour accomplir sa Passion. Aussi la liturgie célèbre-t-elle, dans un contraste saisissant, cette entrée triomphale par la joyeuse procession des rameaux, puis la Passion de Jésus, par sa proclamation solennelle au cours de la messe.

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Cet extrait d’une homélie du défunt pape François reste toujours d’actualité pour mieux comprendre la Passion de Jésus et ses souffrances.

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« Les souffrances de Jésus ont été nombreuses, et chaque fois que nous écoutons le récit de la passion, elles nous pénètrent. Il y a eu les souffrances du corps : pensons aux gifles, aux coups, à la flagellation, à la couronne d'épines, jusqu'à la torture de la croix. Il y a eu les souffrances de l'âme : la trahison de Judas, les reniements de Pierre, les condamnations religieuses et civiles, les railleries des gardes, les insultes sous la croix, le rejet de beaucoup de gens, l'échec de tout, l'abandon des disciples. Pourtant, dans toute cette souffrance, il reste à Jésus une certitude : la proximité du Père. Mais voilà que l'impensable se produit : avant de mourir, il s'écrie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? ». L’abandon de Jésus.

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Voici la souffrance la plus déchirante, c’est la souffrance de l'esprit : à l'heure la plus tragique, Jésus fait l'expérience d e l ' abandon de Dieu . Jamais auparavant il n'avait appelé le Père par le nom générique de Dieu. Pour nous transmettre la force de cet événement, l'Évangile rapporte la phrase également en araméen : c'est la seule, parmi celles prononcées par Jésus sur la croix qui nous parvient dans la langue originale. L'événement est l'abaissement extrême, c’est-à-dire l’abandon de son Père, l’abandon de Dieu. Le Seigneur vient souffrir par amour pour nous, comme il est difficile pour nous de le comprendre. Il voit le ciel fermé, il expérimente l'amère frontière de la vie, le naufrage de l'existence, l'effondrement de toute certitude : il crie "le pourquoi des pourquoi". “Toi, Dieu, pourquoi ?”

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Et pourquoi en est-il arrivé là ? Pour nous, il n’y a pas d’autre réponse. Pour nous. Frères et sœurs, aujourd’hui ce n’est pas un spectacle. En écoutant l’abandon de Jésus, que chacun de nous se dise : pour moi. Cet abandon est le prix qu’il a payé pour moi. Il s’est fait solidaire avec chacun de nous jusqu'à l'extrême, pour être avec nous jusqu'à la fin. Il a connu l'abandon pour ne pas nous laisser otages de la désolation et pour être à nos côtés pour toujours. Il l'a fait pour moi, pour toi, pour que lorsque moi, toi ou n'importe qui d'autre se voit le dos au mur, perdu dans une impasse, plongé dans l'abîme de l'abandon, aspiré dans le tourbillon des nombreux "pourquoi" sans réponse, il y ait une espérance. Lui, pour toi, pour moi. Ce n'est pas la fin, car Jésus est passé par là et il est maintenant avec toi : Lui qui a souffert la distance de l'abandon pour accueillir dans son amour toutes nos distances. Pour que chacun de nous puisse dire : dans mes chutes – chacun de nous est tombé plusieurs fois –, dans ma désolation, quand je me sens trahi, ou quand j’ai trahi les autres, quand je me sens rejeté ou quand j’ai rejeté les autres, quand je me sens abandonné ou quand j’ai abandonné les autres, pensons qu’Il a été abandonné, trahi, rejeté. Et là nous Le trouvons. Quand je me sens mal et perdu, quand je n’y arrive plus, Il est avec moi ; dans mes nombreux pourquoi sans réponse, Il est là. »

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Frères et sœurs, un tel amour total pour nous, jusqu'au bout, l’amour de Jésus, Dieu fait homme, est capable de transformer nos cœurs de pierre en cœurs de chair.

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Edito - Avec le CCFD-Terre Solidaire, rendre grâce pour l’abondance de Dieu

L’abondance de Dieu est infinie et se manifeste dans le partage. Lorsque nous partageons ce que nous avons, nous participons à la plénitude divine.
Saint François d’Assise

Toujours davantage, sur terre, nous vivons en communauté de destin. Toujours davantage, le monde frappe à notre porte et entre, de gré ou de force. Face à elle, une ardente obligation : la solidarité.

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Avec tous. Pas seulement avec ceux dont nous sommes proches. Avec ceux qui ont faim, qui sont frappés par la guerre, qui vivent en précarité.

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Dans notre Église, cette solidarité universelle a un nom : le CCFD - Terre solidaire. Avec ses associations partenaires, leurs 680 projets, dans 69 pays, au service de la population locale. Plus de 3,5 millions de bénéficiaires directs d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, d’Europe de l’Est et du Proche-Orient.

Jacques Nouvel, CCFD-Terre Solidaire
Jacques Nouvel, CCFD-Terre Solidaire

En ce 5ème dimanche de Carême, nous nous associons à son action :

  • pour une agriculture locale, écologique et durable ;
  • pour que tous aient de quoi vivre, chez eux, en sécurité et dans la paix.

Votre don, en fin de messe ou en direct (CCFD-Terresolidaire.org), contribuera à lutter pour la justice et le bonheur des hommes et femmes, d’aujourd’hui et de demain.

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Merci !

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Edito - La mission : tous appelés !

N’ayons pas peur !

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La mission est essentiellement liée à la proclamation de l’Évangile à ceux qui ne connaissent pas Jésus Christ, l’ont toujours refusé ou qui s’en sont éloignés. Par leur Baptême, les chrétiens deviennent disciples du Christ et ont le devoir d’annoncer l’Évangile sans exclure personne, pas comme quelqu’un qui dicte une loi, mais comme quelqu’un qui partage une joie, indique un bel horizon et offre un banquet désirable.


Il est nécessaire de rester tendus vers l’annonce. Saint Jean-Paul II

Béatrice Boüan, mission de rue
Béatrice Boüan, mission de rue

La mission au quotidien est à la portée de tous en s’appuyant sur trois piliers incontournables :

  • La prière :
    Tisser un cœur à cœur avec Jésus. Ce repos dans l’Amour du Christ nous donne un cœur de compassion pour ceux que nous allons rencontrer dans la journée (famille, voisins, collègues et aussi les inconnus que nous pouvons croiser). “Seigneur, rends-moi disponible pour aller vers les personnes vers lesquelles Tu veux m’envoyer”.

 

  • L’audace :
    Jésus est l’envoyé du Père et Il nous envoie. Inutile d’avoir toutes les connaissances et d’être expérimenté pour se lancer. Il nous donne tout l’équipement nécessaire : “Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde” (Mat 28, 19).

 

  • Se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint :
    En restant attentifs lors d’une conversation, à la porte qui s’ouvre… il est possible de demander à la personne si elle est croyante ou non.
    En restant en écoute active.
    En donnant notre propre témoignage de conversion.
    En proposant de prier pour et/ou avec la personne, en lui disant que telle qu’elle est, cette personne est aimée depuis toujours d’un amour infini.

Évangéliser, c’est aussi rester humble : ce n’est pas moi qui convertis mais le Seigneur seul. Il nous faut accepter d’être rejetés, critiqués, parfois insultés : “Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïront, quand ils vous frapperont d’exclusion et vous insulteront et proscriront votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme” (Luc 6, 22).

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La mission peut revêtir différentes formes :

  • Comme Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus quand, enfermée dans son Carmel, elle prie pour le salut des âmes. Elle est proclamée Patronne des Missions.
  • Comme Saint Charles de Foucauld qui, par sa présence discrète dans le désert, témoigne de sa foi.
  • Comme Saint François-Xavier qui, jusqu’à l’épuisement, parcourt le monde et plus particulièrement l’Asie, impatient de faire connaître le message de l’Évangile.

Dans notre paroisse il nous est proposé la mission de rue : allons-y poussés par l’Esprit Saint, avec audace et portés par la prière de ceux qui ne peuvent pas sortir. Nous partons par deux, comme les disciples envoyés par Jésus, priant l’un pour l’autre lors des rencontres. Nous annonçons les évènements à venir dans notre ensemble pastoral.

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Nous partageons nos rencontres et confions à la prière les prénoms des personnes rencontrées. Nous ne verrons peut-être pas les fruits de ces rencontres, mais dans la foi, nous sommes sûrs que le Seigneur a un projet particulier pour la personne rencontrée.

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N’hésitons donc pas à partager notre joie d’être aimé, d’être sûr de la Miséricorde du Christ !

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N’ayons pas peur !

Venez nous rejoindre le 21 mars à 9h30, à Saint-Daniel, nous vous attendons avec joie !

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Edito - De scrutins en scrutins

Le Carême est pour chacun le temps de revenir à la source profonde de sa vie. Cette source, c’est le baptême par lequel nous avons été appelés à vivre avec le Christ.

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Pour les catéchumènes, lycéens ou collégiens, et adultes, qui recevront le baptême au cours de la nuit pascale, le Carême est alors le temps d’une préparation intense qui tient autant de la retraite spirituelle que de la catéchèse.

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Père Guy Rondepierre, vicaire
Père Guy Rondepierre, vicaire

Leur Carême a commencé par ce qu’on nomme « l’appel décisif » : l’évêque lui-même, au cours d’une célébration commune, les a appelés par leur nom et a authentifié leur demande de baptême. Il leur a remis l’écharpe violette qu’ils porteront au cours des liturgies jusqu’à l’échanger, la nuit de Pâques, contre l’écharpe blanche. Pour ce temps de « la purification et de l’illumination », l’Église leur propose trois rites, trois « scrutins », au cours des messes des 3ème, 4ème et 5ème dimanches de Carême.

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Vivre un scrutin, c’est se laisser « scruter le cœur et les reins », c’est se laisser regarder par le Seigneur pour discerner en soi ce qui est lumière et ténèbres, c’est recevoir la force pour vivre ce cheminement. Un scrutin se célèbre au cours d’une liturgie pour que les paroissiens prient pour les catéchumènes et se laissent eux-mêmes toucher par l’appel à la conversion du cœur.

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Les évangiles de ces messes de scrutin sont des textes majeurs : la Samaritaine qui découvre l’eau vive, l’Aveugle-né qui accède à la lumière et Lazare qui ressuscite. L’eau, la lumière, la vie : trois dimensions essentielles de l’initiation chrétienne.

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Mais le mot scrutin a une autre actualité puisque les élections municipales vont scruter, non pas le cœur et les reins des Français, mais leur détermination pour le gouvernement de leurs communes. Nous aurons à scruter, avant de voter, la personnalité des candidats et leurs projets pour les années à venir.

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Les mots sont riches de sens. Dans la Bible, l’appel que Dieu nous fait est une élection. Nous sommes élus pour vivre l’Alliance que Dieu a conclue avec nous et pour en témoigner.

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En élisant nos officiers municipaux, nous les appellerons à faire alliance avec nous pour construire une ville où il fasse bon vivre pour tous.

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Oui, on peut le dire : notre Carême se déroulera de scrutins en scrutins, d’élections en élections. Nous n’avons pas le droit d’en négliger aucune. Chacune, à sa manière, est liée à ce que l’évangile appelle le Royaume de Dieu et sa justice.

  • 1° scrutin : dimanche 15 mars, à 10h30, à Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours pour tous,
  • 2° scrutin : dimanche 22 mars, à 11h00, à Saint-Daniel pour les catéchumènes adultes et à 18h00 à Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours pour les lycéens et collégiens,
  • 3° scrutin : dimanche 29 mars, à 10h30 à Sainte-Geneviève pour les adultes et à 11h00 à Saint-Joseph-des-Quatre-Routes pour les lycéens et collégiens.
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Edito - L'écologie intégrale, chemin de Carême

Le diacre Yann Bouchard, nouveau délégué diocésain à l’écologie intégrale, donne cette définition : il s’agit de l’écologie des relations, c’est-à-dire de la relation à soi, aux autres, à la Création et à Dieu. C’est un appel à la conversion de toute notre vie et pas seulement au tri des déchets ou au remplacement de la voiture par le vélo.

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L’écologie intégrale s’articule avec les moyens proposés par l’Église pour nous rapprocher de Dieu pendant le Carême :

La prière :
Claire Bachelart et Emmanuelle Colomb, groupe Laudato Si - Eglise verte
Claire Bachelart et Emmanuelle Colomb, groupe Laudato Si - Eglise verte
  • Avec le Notre Père, reconnaître que tout est donné, à commencer par « notre pain de ce jour », et demander pardon pour nos offenses, y compris celles faites à la Création ;

  • Rendre grâce avec le Psaume de la Création ou le chant de Taizé « Bénissez le Seigneur » ;

  • Faire l’examen de conscience écologique du Mouvement Laudato Si ;

  • Méditer l’encyclique Laudato Si.

Le jeûne :

Se priver pour aimer davantage, comme le rappelle le jeu de mots « Car-Aime ». « Plus le cœur de la personne est vide, plus elle a besoin d’objets à acheter, à posséder et à consommer », écrit le pape François. Et si me priver de quelque chose permettait de me respecter davantage, de faire plus de place aux autres, à Dieu et d’être plus en harmonie avec la Création ?

Manger moins de viande, habitude de jeûne depuis toujours, aura un impact positif sur ma santé et sur la planète ; un jeûne de séries télé sera bénéfique pour mon sommeil, pour ma famille avec qui je passerai plus de temps ou pour ma vie de prière, et pour la planète (le streaming vidéo au niveau mondial représente 1 % des émissions de gaz à effet de serre !).

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Le partage :
Répondre au cri de la terre et des pauvres face à l’exploitation inconsidérée des ressources, polluante et inégalitaire, par une vie plus sobre et sortir de la culture du déchet : « Le fait de réutiliser quelque chose au lieu de le jeter rapidement, parce qu’on est animé par de profondes motivations, peut être un acte d’amour exprimant notre dignité. »

Réparer ou créer à partir de ce qui serait jeté sinon sera l’occasion de beaux moments partagés. D’ailleurs, nous vous solliciterons bientôt pour réparer les terrasses de Saint-Daniel. N’hésitez pas !

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Bon Carême avec Laudato Si !

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« Dieu Tout-Puissant qui es présent dans tout l’univers et dans la plus petite de tes créatures, Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe, répands sur nous la force de ton amour pour que nous protégions la vie et la beauté. Inonde-nous de paix, pour que nous vivions comme frères et sœurs sans causer de dommages à personne. Ô Dieu des pauvres, aide-nous à secourir les abandonnés et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux. […] »

Extrait de la prière pour notre terre, encyclique Laudato Si.