Les 80 ans de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours

Un peu d’histoire

Nous célébrons les 80 ans de la naissance de notre église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours. Mais pourquoi un tel nom à cet endroit et un tel édifice avec de telles proportions. Pour le comprendre il faut remonter en 1499 en Crête, lieu où l’icône originale que la légende attribue à St Luc, va vivre une épopée qui la fera vénérer par le peuple de Rome. (Cette épopée vous sera contée au mois de mai 2017).
En 1866, alors qu’elle avait été oubliée par le peuple, le Pape Pie IX la remet solennellement aux Redemptoristes en leur adressant cet appel : « Faites la connaître ! »

Dès 1868, cette image arrive à Asnières à travers un somptueux cadeau de Napoléon III, alors parrain des nouvelles cloches de Sainte-Geneviève. Il offre à l’impératrice Eugénie des vêtements liturgiques brodés à l’effigie de Notre-Dame.

En 1931, le Cardinal Verdier fonde les chantiers du Cardinal. À la demande du Chanoine Muller, curé de Sainte-Geneviève, il accepte le 64ême chantier qui sera notre église à la confluence de deux mondes et pour que la Vierge Marie soit honorée dans un sanctuaire.

Le 4 octobre 1936, c’est une église magnifique mais inachevée qui reçoit la bénédiction de ce même Cardinal. C’est seulement en 1961 que se qui était alors appelée une chapelle de secours deviendra la Paroisse Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours. 


Père Julien BRISSIER
Vicaire

Un grand projet pour NDPS

Lorsqu’on sait d’où on vient, il est plus facile de se projeter dans l’avenir. Ce fut le deuxième temps de la soirée. Le père Marc a raconté qu’à son arrivée, la première question qui lui avait été posée à NDPS était : « quand commencent les travaux ? ». C’est dire s’ils sont attendus …

1. Pourquoi des travaux ?

Parce que l’église n’est pas terminée, juste fermée par une façade provisoire depuis 80 ans, sans clocher. Que les activités paroissiales sont éclatées entre le 61 rue du RPC Gilbert et l’église, que « l’accueil » se trouve au bout d’un parcours du combattant, tout comme la chapelle de semaine, qu’au bout de 80 ans le béton des fausses pierres a besoin d’un M. Propre, et bien sûr parce qu’il faut mettre en accessibilité pour tous.

Le projet pastoral consiste à donner la possibilité de vivre sur le même site les trois dimensions de notre vocation de baptisé à la suite du Christ Prêtre, Prophète et Roi. Pour cela, il faut :

  • regrouper les activités, ce qui suppose de construire des locaux
  • reprendre la façade en exprimant la vocation mariale de l’édifice, donner visibilité et invitation à entrer
  • nettoyer la nef et réaménager le chœur, mettre en valeur la luminosité de l’église et sa taille (elle est la seule dans le nord du diocèse à pouvoir recevoir de grandes assemblées).

Le projet pastoral a été encouragé par les services de l’évêché, ce qui a permis à la commission travaux de lancer un concours auprès de six architectes, et de retenir le cabinet dont la proposition répondait le mieux à ses attentes.

2. Quels travaux ?

Le projet architectural, présenté par les deux architectes du cabinet Archi DS s’appuie sur quelques points essentiels.

  • Construction : un accueil accessible depuis le parvis, un narthex, une chapelle – oratoire à l’entrée de l’église, des salles de réunion, sanitaires, tisanerie. Ces locaux communiquent entre eux, ils sont reliés par un couloir vitré qui reprend la fonction du cloître.
  • Transformation de la façade : beaucoup plus vitrée pour jouer sur la transparence, avec un grand porche surmonté d’une représentation de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours et entouré de deux nouveaux accès.
  • La transparence est aussi à l’œuvre pour la chapelle – oratoire, qui permet de suivre les messes dominicales, dans la nef dont le mur le long du couloir est percé de grandes vitres, et pour l’accueil et la grande salle créée, qui jouent avec le bois et le verre. On peut se faire une idée de cette harmonie entre les deux matériaux en allant voir l’église Notre-Dame-de-Bon-Secours à Bois-Colombes, restaurée par les mêmes architectes.

3. Quel budget ?

Le projet a été chiffré à 1 350 000 €. Le plan de financement repose sur deux sources principales :

  • une cession d’actifs sous réserve de l’autorisation du diocèse,
  • nos fonds propres, limités, et un large appel aux dons des paroissiens, complété par un emprunt sur 15 ans.

Le projet complet, pastoral, architectural et financier, doit être prochainement étudié au diocèse. Le calendrier prévu est que la demande de permis de construire soit déposée d’ici la fin de l’année, pour que les travaux sur la façade puissent avoir lieu pendant l’été.

Le temps de la prière
 

Méditation sur l’icône

Après un repas tiré du sac, le Père Julien a confirmé ses dons d’historien d’art et nous a proposé une très belle méditation priée autour de l’icône de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours. « Regarde l’étoile, invoque Marie … »

Le temps de découvrir se que nous voyons chaque dimanche mais connaissons si peu : la belle Vierge à l’enfant de notre église, reproduction d’une icône miraculeuse de type byzantin. « Nous te saluons, Ô toi Notre Dame … »

J’aimais voir voleter ces êtres ailés à ses côtés : j’apprends que ce sont les archanges Gabriel et Michel, porteurs des instruments de la passion.

J’aimais cet enfant Jésus et découvre qu’il a déjà le visage de ses 12 ans, le visage du Jésus qui répondit aux docteurs de la Loi, un visage, sur l’icône déjà tourné vers la Passion annoncée.

Et si son petit pied laisse tomber une sandale, c’est qu’ainsi on marquait sa propriété, c’est qu’ainsi il nous a rachetés. Au prix de sa Passion.

Jésus regarde donc l’ange lui tendant les instruments de sa Passion et non sa Mère comme sur d’autres icônes tandis que la Vierge, nous regardant plutôt que son enfant, peut être considérée comme une Mère universelle, celle du Sauveur de tous les hommes « En toi nous est donnée l’aurore du salut … ».

Oui Marie, Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, s’est fait infiniment présente en cette heure de méditation, de prière et de chant, comme pour nous assurer de son amour, de sa protection, de sa bénédiction. « Si tu la suis, tu ne crains rien ».

Et action de grâce

Dimanche matin, les paroissiens se sont retrouvés, nombreux comme à l’accoutumée, pour une action de grâce (eucharistia) toute particulière. À la joie de célébrer le Christ ressuscité s’ajoutait celle de l’anniversaire de notre église, dédiée à Marie et bénie il y a 80 ans.

Marie, Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à qui nous confions notre projet, nos prières.

Henriette BROS-LEMOINE
Membre de la commission travaux 
et du conseil économique paroissial

Prière à Notre-Dame-du-Perpétuel Secours

Notre-Dame-du-Perpétuel Secours, j’aime à venir prier au pied de ton image miraculeuse. Elle fait naître en moi des sentiments de confiance. En tes bras, je vois Jésus, mon Sauveur et mon Dieu. Jésus est le Tout-Puissant, le maître de la vie et de la mort. Et tu es sa Mère et la mienne. Aussi, je m’adresse à toi avec confiance.
Humblement, je te confie les besoins de mon âme, de ma famille, de ma communauté paroissiale, de l’Église, en particulier …
Je te supplie aussi de venir à mon aide, en tout temps, en tout lieu et surtout dans les heures difficiles. Donne-moi la pensée et l’habitude de te prier chaque jour. Si je suis fidèle à te prier, je suis sûr que tu seras fidèle à mon secours. Accorde-moi la grâce de te prier toujours avec confiance. Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, viens à mon aide, maintenant et à l’heure de ma mort.
Amen.